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 "Quand les pierres racontent notre histoire"

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Age d'or
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LIEU DE RESIDENCE : CHANDON
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MessageSujet: "Quand les pierres racontent notre histoire"   Lun 25 Jan - 16:42

study
"Quand les pierres racontent notre histoire"

Les élèves de 3ème cycle de l’école élémentaire publique, ont réalisé un travail pédagogique qui mérite l’attention.



Les élèves ont portés leur étude sur de nombreux monuments aux morts de la région et toute la connaissance acquise au terme de leurs investigations a été soigneusement rassemblée sur plusieurs panneaux illustrés.

Ces panneaux font l’objet d’une exposition à l’ALC jusqu’au 27 janvier.



Les enfants ont tenu à délivrer leur propre message pacifiste : Plus jamais ça, trop de morts, trop de souffrances.
Nous la nouvelle génération nous vous donnons notre message pour la paix : Ensemble et plus contre.

Lors de l’inauguration la chanson de Craonne a, entre autres, été entonnée. (voir en annexe)
Il faut rappeler que la chanson de Craonne a été interdite en France jusqu'en 1974, date à laquelle Valéry Giscard d'Estaing en a autorisé la diffusion sur les ondes.



Pour information :

Le Monument aux morts de Saint-Martin-d'Estréaux est un des rares Monuments aux morts pacifistes.



Sur une face, il comporte trois panneaux avec une colonne qui porte une urne funéraire. Une liste rassemble les défunts de la guerre avec leur photo. Au centre de cette liste, une pleureuse à été sculptée en bas-relief, dans une niche qu'encadrent deux colonnes corinthiennes. Sur l'autre face du monument, trois panneaux résolument pacifistes. Un des panneaux affirme : "Si vis pacem, para pacem", soit "si tu veux la paix, prépare la paix". Le 2ème panneau se termine par "Maudite soit la guerre et ses auteurs". Le troisième panneau dresse un bilan de la guerre.
Afin de respecter le deuil des familles et celui de la patrie, le monument ne fut inauguré qu'en 1947. Ce texte fut l'objet, dans les années trente, de dégradations dont furent accusés les membres de l'Action française


Annexe :
"La chanson de Craonne"

Le contexte :

Elle fut chantée par les soldats qui se sont mutinés (dans plus de soixante des cent divisions de l'armée française) après l'offensive très meurtrière et militairement désastreuse du général Nivelle au Chemin des Dames.
Ces révoltes furent sévèrement réprimées, notamment par le général Pétain, nommé le 17 mai 1917 pour remplacer le général Nivelle avec pour mission d'endiguer l'effondrement du moral des soldats. Il y eut plus de 500 condamnés à mort (dont 26 effectivement exécutés1).

L'origine de la chanson :
Cette chanson anonyme a sûrement plusieurs auteurs. Elle a continuellement évolué au cours de la guerre en fonction des lieux principaux de combat2. Elle apparaît sous le nom de La Chanson de Lorette évoquant la bataille de Lorette à Ablain-Saint-Nazaire se déroulant entre octobre 1914 et octobre 1915. Ensuite, la chanson est transformée pour évoquer le plateau de Champagne au cours de l'automne 1915. En 1916, elle devient une chanson sur Verdun, le refrain devient :

Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est pas fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Verdun, au fort de Vaux
Qu'on a risqué sa peau [...]

Le lieu évoqué dans la chanson :
Et enfin, c'est la version de 1917 qui est popularisée par Paul Vaillant-Couturier en liaison avec les mutineries. Cette chanson est souvent perçue comme un manifeste même si les motivations des soldats étaient beaucoup moins révolutionnaires et pacifistes. Toujours est-il que le refrain subit une nouvelle transformation :

C'est à Craonne, sur le plateau
Pour l'occasion, le village de Craonne gagne une syllabe (Craonne se prononce habituellement krɑn, la chanson dit krɑɔn/ pour avoir le compte de pieds). Le plateau dont il est question est le plateau de Californie qui surplombe le village. En effet l'endroit est le lieu de terribles combats à partir du 16 avril 1917 : la 1re division d'infanterie qui monte à l'assaut se trouve bloquée au niveau des caves de Craonne. Puis le 4 mai, une seconde offensive est lancée par la 36e division d'infanterie qui aboutit à la reprise de Craonne et à la progression sur le plateau de Californie 3.
Parmi les légendes qui entourent la chanson, la plus coriace est celle qui affirme qu'un million de francs or en plus de la démobilisation furent promis à qui dénoncerait l'auteur.
Paroles
La chanson n'ayant pas un seul auteur, on connaît différentes versions. Les paroles les plus connues sont celles qui ont été publiées par le journaliste communiste Paul Vaillant-Couturier. Mais l'anarchiste Henry Poulaille, qui fut soldat sur le Chemin des Dames, livre dans Pain de soldat des paroles légèrement différentes.

Paroles diffusées par Paul Vaillant-Couturier :

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours, même sans trompettes
On s'en va là-haut en baissant la tête

- Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous condamnés
C'est nous les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Les petits chasseurs vont chercher leurs tombes

- Refrain -C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
Feraient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leur bien, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Tous les camarades sont enterrés là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, car les trouffions
Vont tous se mettre en grève
Ce s'ra votre tour messieurs les gros
De monter sur l'plateau
Car si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau

Paroles diffusées par Henry Poulaille :

Quand au bout d'huit jours le r'pos terminé
On va reprendre les tranchées,
Notre place est si utile
Que sans nous on prend la pile
Mais c'est bien fini, on en a assez
Personne ne veut plus marcher
Et le cœur bien gros, comm' dans un sanglot
On dit adieu aux civ'lots
Même sans tambours et sans trompettes
On s'en va là-bas en baissant la tête

- Refrain :
Adieu la vie, adieu l'amour,
Adieu toutes les femmes
C'est bien fini, c'est pour toujours
De cette guerre infâme
C'est à Craonne sur le plateau
Qu'on doit laisser sa peau
Car nous sommes tous des condamnés
Nous sommes les sacrifiés

Huit jours de tranchée, huit jours de souffrance
Pourtant on a l'espérance
Que ce soir viendra la r'lève
Que nous attendons sans trêve
Soudain dans la nuit et dans le silence
On voit quelqu'un qui s'avance
C'est un officier de chasseurs à pied
Qui vient pour nous remplacer
Doucement dans l'ombre sous la pluie qui tombe
Nos pauvr' remplaçants vont chercher leurs tombes

- Refrain -

C'est malheureux d'voir sur les grands boulevards
Tous ces gros qui font la foire
Si pour eux la vie est rose
Pour nous c'est pas la même chose
Au lieu d'se cacher tous ces embusqués
F'raient mieux d'monter aux tranchées
Pour défendre leurs biens, car nous n'avons rien
Nous autres les pauv' purotins
Et les camarades sont étendus là
Pour défendr' les biens de ces messieurs là

- Refrain :
Ceux qu'ont le pognon, ceux-là reviendront
Car c'est pour eux qu'on crève
Mais c'est fini, nous, les trouffions
On va se mettre en grève
Ce sera vot' tour messieurs les gros
De monter sur l'plateau
Si vous voulez faire la guerre
Payez-la de votre peau
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tibo#8
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MessageSujet: Re: "Quand les pierres racontent notre histoire"   Mar 26 Jan - 13:41

Merci à Daniel pour ce très bon compte rendu de l'Expo des élèves de l'Ecole Publique de Charlieu à l'Amicale Laïque.... TOUT EST DIT...C'EST CELA L'EDUCATION PUPULAIRE....QU'ON SE LE DISE....
JP
à samedi 11H pour le vernissage d'une autre expo :"SIX ARTISTES AVEC LES SANS PAPIERS".... à voir et à entendre.....
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tibo#8
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MessageSujet: Re: "Quand les pierres racontent notre histoire"   Mer 27 Jan - 14:32

c'est moi ou jean-paul vient de poster un commentaire sous mon pseudo??!! Suspect
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MessageSujet: Re: "Quand les pierres racontent notre histoire"   

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